LE YOSEIKAN BUDO

Image yb 2
Images

 

Le Yoseïkan Budo est un art martial développé à la fin des années 60 et fondé officiellement en 1975 par Maître Hiroo Mochizuki, fils de Maître Minoru Mochizuki à qui il doit l’essentiel de ses connaissances.

Le répertoire du Yoseïkan Budo englobe des techniques de percussions (pieds, genoux, mains, coudes, tête…), de clefs (torsions et extensions articulaires), de projections, d’immobilisations, d’étranglements et d’armes (traditionnelles ou recouvertes de mousse). Le système de correspondance entre les différentes techniques est démontré et exploité principalement par l’intermédiaire du kata Yoseïkan Happo base fondamentale de la méthode.

 

       Biographie Maitre Hiroo Mochizuki

       Maître fondateur du YOSEIKAN BUDO

  

1936 : né le 21 mars à Shizuoka, Japon.

1938 : départ en Mongolie avec sa famille.

1943 : commence le Kendo avec son père.

1946 : rentre au Japon avec sa famille.

1950 : commence le Judo et l’Aïkido avec son père.

1954 : devient capitaine de Judo de son lycée, Shizuoka KOTOGAKKO.

1955 : entre à la section vétérinaire de la Nihon Université et s’inscrit dans un club de Karaté SHOTOKAN (JKA) dirigé par Maître HYOGO à Tokyo.

1957 : séjourne en France pour enseigner le Karaté SHOTOKAN chez Maître Henri PLEE, par l’intermédiaire de Jim ALCHEIK ; il est le premier japonais à présenter le Karaté en Europe.

1958 : Maître TETSUJI MURAKAMI (Karaté SHOTOKAN) le remplace dans ses fonctions d’enseignant ; participe à la création de la Fédération Française d’AIKIDO, TAI JITSU et KENDO aux côtes de Jim ALCHEIK avec lequel il enseigne l’Aïkido et le Karaté SHOTOKAN ; participe à plusieurs démonstrations en Suisse.

1959 : dirige un stage de Karaté SHOTOKAN à Béja, Portugal.

1960 : de retour au Japon il reprend ses études de vétérinaire ; commence le Karaté WADO RYU avec Maître SHINJI MICHIHARA.

1961 : capitaine de faculté en Judo et vice capitaine en Karaté au club de Me MICHIHARA.

1962 : reçoit son diplôme de vétérinaire.

1963 : décès accidentel de Jim ALCHEIK. A la demande de l’assistant de ce dernier, Maître Alain FLOQUET, son père (Minoru MOCHIZUKI) l’envoie en France. De retour en France, enseigne l’Aïkido et introduit le Karaté WADO RYU en Europe.

1964 : devient le 1er conseiller technique des sections d’Aïkido et de Karaté de la FFJDA (Fédération Française de Judo et disciplines assimilées) à sa création aux côtés de Jacques Delcourt; participe à la création de la FFKAMA (Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires) et de l’Union Européenne de Karaté, en 1965, dont il deviendra également le 1er conseiller technique.

1965 : début de son étude sur un nouvel art martial qu’il nomme YOKEN.
1967 : découverte du mouvement ondulatoire : «l’onde de choc».
1968 : naturalisé français.
1970 : en Hommage pour son père et avec son autorisation il appelle sa méthode : YOSEIKAN BUDO.
1975 : Création de la Fédération Française de YOSEIKAN BUDO.
1978 : Création du Centre International du YOSEIKAN BUDO.
1992 : reçoit de son père le titre de successeur dans tout le domaine du BUDO du dojo YOSEIKAN

Il crée le YOSEIKAN BAJUTSU. Initié en France avec le concours de figures du monde équestre telles que Jean-Yves BONNET et Jean-Charles ANDRIEUX, cette forme sportive de techniques de combat à cheval de l’Ecole YOSEIKAN y est en cours de développement (voir www.tarbesbajutsu.multimania.com) ainsi qu’en Italie et en Belgique.

1997 : Création de la YOSEIKAN WORLD FEDERATION (Y.W.F.) dont il est consultant.

2000 : Au cours du stage d’été YWF aux Saintes Maries de la mer (F/Camargue), en présence de plus de 200 personnes représentant 15 pays et 4 continents, il reçoit de son père - âgé de 93 ans - le diplôme de « SOKE » écrit de sa main, par lequel ce dernier lui transmet son titre (non héréditaire).
Maître HIROO MOCHIZUKI devient ainsi le seul Responsable moral de l’Ecole YOSEIKAN au niveau mondial.
N.B. : traditionnellement, ce titre japonais confère à son détenteur la capacité de délivrer les grades de l’Ecole en référence jusqu’au 10e dan.
Demeurant à Aix en Provence (F), Maître HIROO MOCHIZUKI est professeur diplômé d’Etat, médaillé d’or Jeunesse et Sports. Il est également :

·         8ème dan d’Aïkido  

·         8ème dan de Ju-Jitsu

·         7ème dan de Iaïdo

·         8ème dan de Karaté

·         3ème dan de Judo 

 

                     « Le YOSEIKAN BUDO en bref »

 

Le YOSEIKAN BUDO allie la tradition des arts martiaux à la modernité des sports de combat. Ainsi, vous pourrez pratiquer des techniques de percussions (pieds, genoux, mains, coudes, tête…), de clefs (torsions et extensions articulaires), de projections, d'immobilisations, d'étranglements, d'armes (traditionnelles ou recouvertes de mousse)…

Cet art martial, créé à la fin des années 60 par Maître HIROO MOCHIZUKI, est pratiqué dans 33 pays du monde, répartis sur 5 continents. Successeur d'une lignée de samouraïs, il s'est inspiré de l'esprit d'efficacité de ces ancêtres pour créer le YOSEIKAN BUDO. Il a adapté la philosophie, la pédagogie et la pratique traditionnelle des arts martiaux à l'environnement, ainsi qu'aux techniques de combat contemporaines. C'est cette faculté d'adaptation à toute situation, que ce soit sur un tatami ou dans la vie, que l'école YOSEIKAN  essaye de développer chez ses pratiquants.

Grâce à un matériel de protection corporel complet, vous aurez la possibilité d'aborder rapidement des formes souples de combat développant : concentration, confiance en soi, esprit d'initiative et d'entraide mutuelle dans des conditions optimales de sécurité.

 

               La démarche du Fondateur

 

Etape 1  : RECHERCHE DE SYNTHESE

Lorsque l'on regard les sports d'opposition comme le judo, la lutte,... on constate que leurs formes de travail s’appuient sur une formation musculaire spécifique en traction. A l’inverse, les sports basés sur les percussions tels que la boxe anglaise, la boxe française, le karaté s’appuient, eux, sur une formation musculaire spécifique en extension.

Le fait d’associer ces deux types de travail permet d’aboutir à une formation musculaire plus équilibrée.

Sur la base de cette constatation, HIROO MOCHIZUKI a cherché réaliser une synthèse en y intégrant un travail de bâtons mousse de trois tailles différentes.

L’utilisation de ce matériel spécifique a pour intérêts de :

favoriser les facultés d’adaptation

développer maniabilité, mobilité et précision, ainsi que timing, sens de la stratégie (tactique) et concentration.

Malheureusement, le temps d’apprentissage de chaque partie s’avère rapidement un handicap insurmontable.

 

Etape 2: DECOUVERTE ET ISOLATION DU MOUVEMENT ONDULATOIRE

HIROO MOCHIZUKI découvre au terme de cette première étape que toutes les formes d’énergie sont transmises sous forme d’ondes de plus ou moins grande amplitude (l’électricité, le son, etc…). Cette constatation l’amènera à rechercher un système permettant d'exploiter ce principe sur le corps humain.

Fort de sa formation d’universitaire, et après de longues années d’expérimentation à tous les stades de la pratique, du débutant compétiteur et au sportif de haut niveau, il trouve le point commun à tous ces sports : le mouvement ondulatoire.

Son exploitation permet de transférer la puissance du tronc vers les jambes et les bras (par extension: vers les bâtons) d’ augmenter la puissance à son point d’impact de façon très significative(tests de l’INSEP à l’appui);

 

Etape 3: MISE EN APPLICATION ET ELABORATION DE LA METHODE YOSEIKAN

HIROO MOCHIZUKI commence à élaborer sa méthode autour du principe de ce mouvement corporel comparable à celui du fouet.

Il dispose désormais des bases nécessaires pour établir un système de correspondance entre techniques de projections, clés, mains nues et avec bâtons en mousse.

De cette découverte, qui touche l’ensemble des arts martiaux et sports de combat, est issue une méthode pédagogique originale: le YOSEIKAN BUDO.

Sa théorie est démontrée et exploitée principalement par l’intermédiaire du kata « TANTO HAPPO » (étude de l’envoi de puissance par le mouvement ondulatoire)

Une autre spécificité de la méthode est de travailler systématiquement en symétrie, aussi bien en cours qu’en compétition – exigence visant à solliciter les deux hémisphères du cerveau (travail imposé des armes mousse aussi bien avec la main gauche que la main droite, de la même durée)

Enfin, le YOSEIKAN possède comme atout majeur le fait qu’il vise à préserver l’intégrité physique des pratiquants de tous âges et de tous niveaux, tant en cours qu’en compétition, voire améliorer leur condition physique et psychique.

COMMENT ?

en réduisant les risques de traumatismes, lésions ou blessures dues à des positions, mouvements ou formes de travail inadéquats en proposant des éducatifs à vocation de socialisation. 

Il faut savoir qu’en YOSEIKAN, toutes les techniques, postures, phases de préparation (« échauffement ») et de récupération (« retour au calme »), et d’une manière générale toutes formes de travail spécifiques ont été strictement et rigoureusement étudiés , expérimentées et mises au point par HIROO MOCHIZUKI de façon scientifique.

Il s’est appuyé pour ce faire sur ses connaissances universitaires sans cesse réactualisées à la lumière des dernières découvertes dans les domaines de la physiologie, anatomie, psychologie, bio-mécanique.

Enfin, pour HIROO MOCHIZUKI, le sport a un rôle déterminant à jouer dans l’éducation.

Il souhaite contribuer à lui donner ses lettres de noblesse en créant une forme d’ activité sportive reconnue qui serve d’ outil d’intégration individuelle, dans le respect d’une éthique au service de la société.

Nombreux sont ceux qui ont essayé sans succès de réaliser une synthèse des arts martiaux, que l'on peut comparer aux branches d'un arbre. Le fait de coller les branches entre elles présente peu d'intérêt, chacun en conviendra. Si l'on considère l'arbre, l'important est le tronc car c'est lui qui donne naissance aux branches et non l'inverse.

La compréhension du principe de l'onde et la maîtrise du mouvement ondulatoire de base favorisent une assimilation plus rapide et plus approfondie de toutes les formes techniques.

Ainsi le YOSEIKAN peut se résumer - dans sa finalité technique - par la formule suivante:

1 = TOUS 

C'est donc l'inverse d'une synthèse qui s’appuie sur le postulat opposé:

TOUS = 1